J’ai-trop-honte-pour-mettre-un-titre.

L’un des désagréments de la vie quotidienne, est, dans mon cas, de saigner du nez de manière chronique. Quand je suis chez moi en pyjama, ça va. Je peux saigner du nez tout en m’attardant à mettre mon statut facebook à jour (Lola saigne du nez! Thumbs up!) ou à flatter le chat. Mais quand ça arrive dans un lieu public, là c’est embêtant. Ainsi je me trouvais au IGA ce soir, attendant patiemment en file avec une revue La Semaine en main, quand tout d’un coup – plouf! – une grosse goutte de sang bien réelle venue s’écraser en plein sur la face de Claude J. Charron. Dans mon excellence toute habituelle, j’ai remis le magazine en place comme si de rien n’était. Qu’aurais-je pu faire de toute manière? Le payé pour avoir saigné dedans? C’était juste l’édito, anyway. J’ai quand même pris soin de le remettre complètement en arrière des autres copies, au cas où la madame en arrière de moi en file aurait voulu l’acheter. J’ai bien sûr continuer à saigner du nez, mais j’essayais de passer incognito. Incognito? J’ai eu un espèce d’éternuement cheap où… des milliards de goutellettes de sang ont été pulvérisées directly sur le fromage de chèvre du client à ma droite. La honte, c’est comme le fisc: quand elle se met sur ton cas, elle ne te lâche plus. Ça se passe de commentaire.


À propos de cette entrée